6 conseils pour accroitre la complicité entre frères et sœurs

frère et soeur se faisant un calin

 

Selon Wallon, « l’individu est génétiquement social, exprimant par là la nécessité pour l’enfant de se tourner vers le milieu humain pour assurer sa survie ».
La fratrie étant « le milieu humain » le plus proche de l’enfant, il est donc primordiale de privilégier les liens qu’entretiennent vos enfants entres eux.

Dès le plus jeune âge, avoir des frères et sœurs apporte beaucoup et ce, peu importe sa place dans la fratrie.

 

Votre enfant appartient déjà à un groupe !

 

Tout d’abord, ne vous inquiétiez pas s’ils ne sont pas qu’amour et tendresse.

La rivalité est tout aussi importante que la complicité : ce sont deux facettes indispensables d’une relation fraternelle équilibrée.

 

Ce sont ces épreuves qui renforcent ce lien et le rendent si particulier et important.

Néanmoins, vous en avez assez qu’ils se disputent tout le temps, qu’ils ne se fassent jamais de bisous ? Vous pensez qu’ils ne s’aiment pas ? Pas de panique !

Voici quelques conseils pour que la complicité entre vos enfants deviennent une réalité !

  • L’arrivée d’un nouveau bébé dans la famille se rapproche et vous vous demandez déjà comment va réagir votre ainé. Faites le participer à l’aventure avant même son arrivée. Une fois le petit à la maison, donnez lui des tâches simples à effectuer, impliquez le dans l’aventure : aller chercher la couche ou le pyjama, donner le biberon ensemble, etc. Vous pouvez lui donner des petites responsabilités (en fonction de son âge). En plus de l’impliquer, cela vous fera passer des moments ensemble et il se sentira privilégié. L’angoisse de perdre l’amour parental sera apaisée.
  • Favoriser l’alternance des privilèges et l’équité des punitions. Veillez à rester juste envers chacun de vos enfants. Vous ne pouvez pas tout voir mais il est important que chacun se sente « traité » de la même façon.
  • Il est nécessaire d’être juste mais pas égalitaire. En effet, veillez à ce que chaque enfant ait ses propres privilèges et devoirs en fonction de son âge. Il est normal que votre ainé puisse se coucher pus tard que son petit frère, tout comme il est normal qu’il ait des responsabilités plus importantes.
  • Être vigilant et chercher à comprendre la raison des disputes (ce n’est pas le plus grand, ni même celui qui s’exprime le mieux qui a forcément raison par exemple). Faites attention à ne pas donner le rôle de l’agresseur ou de la victime toujours au même enfant. Cela figera les comportements dans le temps.
  • L’harmonie parfaite n’existe pas. Il ne faut pas essayer de la faire régner à tout prix à la maison et tolérer certains comportements. Vous devez essayer de n’intervenir que quand c’est indispensable. Vous n’allez évidemment pas les laisser s’entretuer ! Vos enfants découvrent et apprennent à gérer un tas de nouveau sentiments : la jalousie, la rivalité, l’injustice parfois (car on ne peut pas être juste à chaque instant) mais aussi le partage, la complicité et le respect. Ils apprennent également à prendre leur place et à s’affirmer.
  • Quand les enfants n’ont pas un écart d’âge important, il est important de les différencier. Évitez de les comparer et donnez à chacun leurs propres points forts, leurs propres goûts et passions. Ils ont chacun des tempéraments différents et ont besoin de se construire leurs propre identité.


Pour terminer, n’oubliez pas que la jalousie est un processus nécessaire dans le développement de vos enfants. Ainsi, chacun va apprendre à se différencier et à prendre sa propre place.

 

La fratrie met à disposition de grandes ressources dès le plus jeune âge. Vos enfants vont pouvoir mettre en place des liens qu’ils ne retrouveront pas ailleurs et qui vont leur servir tout au long de leur vie.


C’est en partie grâce à leurs frères et sœurs qu’ils pourront faire face aux difficultés qu’ils rencontreront sur leur chemin.

 


Anaëlle Courau, Psychologue et Coach familial

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